{"id":11870,"date":"2025-04-22T14:10:59","date_gmt":"2025-04-22T12:10:59","guid":{"rendered":"https:\/\/www.isir.upmc.fr\/?post_type=isir_news&#038;p=11870"},"modified":"2025-05-23T11:15:02","modified_gmt":"2025-05-23T09:15:02","slug":"maptics-vers-une-nouvelle-generation-dinterfaces-haptiques-multisensorielles","status":"publish","type":"isir_news","link":"https:\/\/www.isir.upmc.fr\/actualites\/maptics-vers-une-nouvelle-generation-dinterfaces-haptiques-multisensorielles\/","title":{"rendered":"Vers une nouvelle g\u00e9n\u00e9ration d\u2019interfaces haptiques multisensorielles"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>Alors que les interfaces num\u00e9riques offrent une qualit\u00e9 croissante dans les domaines visuel et auditif, la dimension tactile reste encore largement sous-exploit\u00e9e. Le projet MAPTICS s\u2019inscrit dans ce constat, avec pour ambition de repenser le r\u00f4le du toucher dans nos interactions avec les \u00e9crans.<\/em><\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-text-color has-white-color has-alpha-channel-opacity has-white-background-color has-background\"\/>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les interfaces humain-machine actuelles fournissent des informations aux utilisateurs et utilisatrices presque exclusivement via des stimulation visuelles et auditives. Les efforts technologiques se sont concentr\u00e9s sur l\u2019optimisation des technologies bas\u00e9es sur la vision et l\u2019audition, ainsi que sur l\u2019interaction entre ces deux sens.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019introduction d\u2019un retour haptique adapt\u00e9 aux capacit\u00e9s auditives et visuelles pourrait am\u00e9liorer l\u2019acceptabilit\u00e9 des nouveaux appareils et applications num\u00e9riques en fournissant un rendu plus convaincant. Par exemple, les applications dans le domaine \u00e9ducatif et culturel (dans les \u00e9coles, les mus\u00e9es, les biblioth\u00e8ques&#8230;) n\u00e9cessitent d&rsquo;interagir \u00e9motionnellement avec le public et de capter son attention, ce qui est aujourd&rsquo;hui rendu difficile par l&rsquo;hyperstimulation sensorielle ambiante.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">C\u2019est dans ce contexte que s\u2019inscrit le projet MAPTICS, soutenu par l\u2019<a href=\"https:\/\/anr.fr\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Agence Nationale de la Recherche <\/a>(ANR). Il est port\u00e9 par <a href=\"https:\/\/www.isir.upmc.fr\/personnel\/gueorguiev\/\">David Gueorguiev<\/a>, chercheur affili\u00e9 \u00e0 l\u2019ISIR, en partenariat avec <a href=\"https:\/\/l2ep.univ-lille.fr\/fiche-individuelle\/?var=60\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Betty Lemaire-Semail<\/a> du laboratoire L2EP (Universit\u00e9 de Lille). Le projet vise \u00e0 d\u00e9velopper un nouveau cadre haptique multimodal, en \u00e9tudiant comment les utilisateurs et utilisatrices int\u00e8grent les diff\u00e9rents signaux sensoriels dans une exp\u00e9rience unifi\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\"><strong>D\u00e9veloppement d&rsquo;un cadre multisensoriel pour l&rsquo;haptique<\/strong><\/h4>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le projet MAPTICS a pour but de cr\u00e9er un nouveau cadre haptiques multimodales, pour des syst\u00e8mes qui combinent plusieurs types de sensations, comme le toucher, la vue et l\u2019ou\u00efe. Il cherche \u00e0 comprendre comment les utilisateurs et utilisatrices per\u00e7oivent et combinent ces diff\u00e9rents signaux sensoriels en une exp\u00e9rience coh\u00e9rente, et \u00e0 identifier les aspects du toucher les plus importants \u00e0 reproduire dans les environnements num\u00e9riques et virtuels.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pour cela, le projet \u00e9tudiera notamment le potentiel de techniques qui associent des vibrations et des effets de frottement (appel\u00e9es techniques vibro-frictionnelles), ainsi que l&rsquo;effet du renforcement multisensoriel, c\u2019est-\u00e0-dire la combinaison coordonn\u00e9e du toucher, du son et de l\u2019image, pour cr\u00e9er l\u2019illusion de manipuler des objets en 3D sur un \u00e9cran.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">MAPTICS explore aussi comment ces sensations tactiles peuvent \u00eatre int\u00e9gr\u00e9es dans les futures interfaces num\u00e9riques, pour rendre l\u2019interaction plus r\u00e9aliste et immersive. \u00c0 terme, cette recherche permettra de concevoir et de tester de nouvelles interfaces humain-machine, \u00e0 la fois pour le grand public et pour les personnes ayant des d\u00e9ficiences sensorielles.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Le projet repose sur trois grands axes de d\u00e9veloppement&nbsp;:&nbsp;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">&#8211; Le premier consiste \u00e0 concevoir un \u00e9cran interactif int\u00e9grant \u00e0 la fois des retours haptiques (vibrations, frottements) et des capacit\u00e9s audiovisuelles haute r\u00e9solution.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">&#8211; Le deuxi\u00e8me axe vise \u00e0 \u00e9tablir un cadre versatile pour le rendu multisensoriel et l&rsquo;utiliser pour comprendre les processus cognitifs en jeu lors du traitement des donn\u00e9es multisensorielles.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">&#8211; Enfin, sur la base de ces deux volets, MAPTICS d\u00e9veloppera une interface utilisateur-utilisatrice avec un retour haptique multisensoriel renforc\u00e9 \u00e0 haute r\u00e9solution. Cela permettra d\u2019\u00e9tudier des sc\u00e9narios li\u00e9s \u00e0 la navigation dans des cartes interactives multisensorielles ou \u00e0 l&rsquo;utilisation de boutons virtuels.<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\"><strong>Explorer la compl\u00e9mentarit\u00e9 des technologies haptiques<\/strong><\/h4>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Une des originalit\u00e9s de MAPTICS tient \u00e0 l\u2019association de deux techniques encore rarement combin\u00e9es : la stimulation vibrotactile et la lubrification ultrasonique. Chacune a ses limites \u2013 les vibrations m\u00e9caniques peinent \u00e0 simuler des formes pr\u00e9cises, les ultrasons sont moins efficaces lorsque le doigt ne bouge pas \u2013 mais leur combinaison pourrait lever ces obstacles.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cette approche conjointe n\u2019a encore jamais \u00e9t\u00e9 \u00e9tudi\u00e9e en profondeur. Elle pourrait permettre de mieux reproduire des textures, des formes ou des r\u00e9sistances sur un \u00e9cran plat, et ainsi rendre les interfaces tactiles plus expressives. \u00c0 plus long terme, MAPTICS esp\u00e8re favoriser une convergence entre ces deux champs de recherche encore trop cloisonn\u00e9s, pour encourager le d\u00e9veloppement de dispositifs tactiles plus int\u00e9gr\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"945\" height=\"710\" src=\"https:\/\/www.isir.upmc.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/MAPTICS-illustration-2.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-11824\" style=\"width:575px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/www.isir.upmc.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/MAPTICS-illustration-2.png 945w, https:\/\/www.isir.upmc.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/MAPTICS-illustration-2-300x225.png 300w, https:\/\/www.isir.upmc.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/MAPTICS-illustration-2-768x577.png 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 945px) 100vw, 945px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019ISIR offre un environnement particuli\u00e8rement favorable \u00e0 ce type de recherche : le laboratoire dispose d\u2019une forte expertise en robotique, en interaction humain-machine et en neurosciences, et r\u00e9unit des scientifiques aux profils vari\u00e9s. Ce cadre interdisciplinaire permet d\u2019aborder les enjeux du projet sous plusieurs angles, techniques comme cognitifs.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Contact scientifique :<\/strong> <a href=\"https:\/\/www.isir.upmc.fr\/personnel\/gueorguiev\/\">David Gueorguiev<\/a>, chercheur affili\u00e9 \u00e0 l\u2019ISIR<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-text-color has-white-color has-alpha-channel-opacity has-white-background-color has-background\"\/>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>Publi\u00e9 le 22\/04\/2025. <\/em><\/p>\n","protected":false},"featured_media":11826,"template":"","isir_news_categories":[240],"class_list":["post-11870","isir_news","type-isir_news","status-publish","has-post-thumbnail","hentry","isir_news_categories-recherche"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.isir.upmc.fr\/wp-json\/wp\/v2\/isir_news\/11870","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.isir.upmc.fr\/wp-json\/wp\/v2\/isir_news"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.isir.upmc.fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/isir_news"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.isir.upmc.fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/11826"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.isir.upmc.fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=11870"}],"wp:term":[{"taxonomy":"isir_news_categories","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.isir.upmc.fr\/wp-json\/wp\/v2\/isir_news_categories?post=11870"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}