{"id":12247,"date":"2025-11-05T17:07:21","date_gmt":"2025-11-05T16:07:21","guid":{"rendered":"https:\/\/www.isir.upmc.fr\/?post_type=isir_news&#038;p=12247"},"modified":"2025-11-05T17:12:42","modified_gmt":"2025-11-05T16:12:42","slug":"heike-stein-et-les-neurosciences-computationnelles","status":"publish","type":"isir_news","link":"https:\/\/www.isir.upmc.fr\/actualites\/heike-stein-et-les-neurosciences-computationnelles\/","title":{"rendered":"Heike Stein et les neurosciences computationnelles"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Source de l&rsquo;article<\/strong> : <a href=\"https:\/\/www.ins2i.cnrs.fr\/fr\/cnrsinfo\/heike-stein-et-les-neurosciences-computationnelles\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">CNRS Sciences Informatiques<\/a><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-media-text is-stacked-on-mobile\" style=\"grid-template-columns:30% auto\"><figure class=\"wp-block-media-text__media\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"435\" height=\"501\" src=\"https:\/\/www.isir.upmc.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/Heike-Stein-1-e1762358798971.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-12250 size-full\" srcset=\"https:\/\/www.isir.upmc.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/Heike-Stein-1-e1762358798971.png 435w, https:\/\/www.isir.upmc.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/Heike-Stein-1-e1762358798971-260x300.png 260w\" sizes=\"auto, (max-width: 435px) 100vw, 435px\" \/><\/figure><div class=\"wp-block-media-text__content\">\n<h4 class=\"wp-block-heading\"><em>Heike Stein a rejoint l&rsquo;ISIR en 2025 en tant que charg\u00e9e de recherche CNRS en neurosciences computationnelles<\/em> <em>pour poursuivre ses activit\u00e9s de recherche. <\/em><\/h4>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Quel est votre domaine de recherche ?<\/h4>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Heike Stein<\/strong> : \u00ab\u00a0Je suis charg\u00e9e de recherche CNRS en neurosciences computationnelles, je souhaite comprendre l&rsquo;activit\u00e9 neuronale d&rsquo;un point de vue fonctionnel. J&rsquo;analyse, plus particuli\u00e8rement, comment les groupes de neurones interagissent entre eux pour produire la perception, la cognition et les comportements observables. Pour y r\u00e9pondre, j&rsquo;utilise et je d\u00e9veloppe des approches de mod\u00e9lisation bas\u00e9es sur les donn\u00e9es, notamment des mod\u00e8les de syst\u00e8mes dynamiques, de r\u00e9duction de dimensionnalit\u00e9 et d&rsquo;apprentissage automatique probabiliste\u00a0\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Qu\u2019avez-vous fait avant d\u2019entrer au CNRS ? Pourquoi avoir choisi le CNRS ?<\/h4>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>H.S.<\/strong> : \u00ab\u00a0Bien que ma formation soit en neurosciences cognitives, j&rsquo;ai particuli\u00e8rement appr\u00e9ci\u00e9 les cours de statistiques et de mod\u00e9lisation. J&rsquo;ai donc d\u00e9cid\u00e9 de me lancer dans les neurosciences computationnelles. Au cours de mon doctorat \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 de Barcelone, j&rsquo;ai d\u00e9couvert que les patientes et les patients atteints de schizophr\u00e9nie pr\u00e9sentaient des biais atypiques dans leur m\u00e9moire de travail. J&rsquo;ai pu expliquer ces biais en simulant un dysfonctionnement des r\u00e9cepteurs NMDA dans des mod\u00e8les de r\u00e9seaux neuronaux \u00e0&nbsp;<em>spike<\/em>&nbsp;du cortex pr\u00e9frontal des primates.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Apr\u00e8s avoir obtenu mon dipl\u00f4me de doctorat en 2020, j&rsquo;ai commenc\u00e9 un post-doctorat \u00e0 l&rsquo;ENS o\u00f9 j&rsquo;ai d\u00e9velopp\u00e9 une m\u00e9thode de d\u00e9composition tensorielle qui a permis de r\u00e9v\u00e9ler des sch\u00e9mas comportementaux pertinents dans l&rsquo;activit\u00e9 complexe des populations neuronales. Au cours de mon post-doctorat, j&rsquo;ai \u00e9galement d\u00e9couvert l&rsquo;esth\u00e9tique de la mod\u00e9lisation du comportement animal. J&rsquo;ai d\u00e9velopp\u00e9 des mod\u00e8les qui capturent explicitement la dynamique comportementale \u00e0 partir de donn\u00e9es chronologiques obtenues par suivi vid\u00e9o.<br>J&rsquo;ai choisi le CNRS car il offre aux jeunes scientifiques la possibilit\u00e9 de d\u00e9velopper leur propre trajectoire d\u00e8s le d\u00e9but de carri\u00e8re, tout en b\u00e9n\u00e9ficiant d\u2019environnements collaboratifs forts. Le CNRS me donne \u00e9galement la libert\u00e9 de continuer \u00e0 explorer et \u00e0 apprendre au-del\u00e0 de mon expertise sp\u00e9cifique\u00a0\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Qu\u2019est-ce que qui vous a amen\u00e9 \u00e0 faire des sciences informatiques ?<\/h4>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>H.S.<\/strong> : \u00ab\u00a0Je trouve qu\u2019il y a une vraie richesse dans l&rsquo;application des math\u00e9matiques aux donn\u00e9es. Peu de choses sont aussi satisfaisantes que de trouver des r\u00e8gles et des mod\u00e8les simples dans une structure complexe. L&rsquo;une des principales raisons pour lesquelles je travaille avec des outils informatiques et des mod\u00e8les math\u00e9matiques r\u00e9side dans une motivation esth\u00e9tique, mais il existe de nombreuses bonnes raisons objectives pour la rigueur quantitative.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En neurosciences en particulier, les approches de mod\u00e9lisation bas\u00e9es sur les donn\u00e9es deviennent indispensables : au cours des dix derni\u00e8res ann\u00e9es, ce domaine a connu une r\u00e9volution en mati\u00e8re de donn\u00e9es. Nous enregistrons d\u00e9sormais les donn\u00e9es de milliers de neurones, avec une haute r\u00e9solution temporelle, tout en enregistrant et en suivant chaque mouvement effectu\u00e9 par un animal. Cependant, notre th\u00e9orie repose encore largement sur des enregistrements de cellules individuelles et des comportements simples. Je constate donc un d\u00e9fi int\u00e9ressant dans l&rsquo;identification de mod\u00e8les interpr\u00e9tables capables de donner un sens aux nouveaux types et volumes de donn\u00e9es en neurosciences syst\u00e9miques\u00a0\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Contact scientifique<\/strong> : <strong><a href=\"https:\/\/www.isir.upmc.fr\/personnel\/stein\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Heike Stein<\/a><\/strong>, charg\u00e9e de recherche CNRS<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-text-color has-white-color has-alpha-channel-opacity has-white-background-color has-background\"\/>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>Publi\u00e9 le 05\/11\/2025<\/em><\/p>\n","protected":false},"featured_media":12248,"template":"","isir_news_categories":[],"class_list":["post-12247","isir_news","type-isir_news","status-publish","has-post-thumbnail","hentry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.isir.upmc.fr\/wp-json\/wp\/v2\/isir_news\/12247","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.isir.upmc.fr\/wp-json\/wp\/v2\/isir_news"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.isir.upmc.fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/isir_news"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.isir.upmc.fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/12248"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.isir.upmc.fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=12247"}],"wp:term":[{"taxonomy":"isir_news_categories","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.isir.upmc.fr\/wp-json\/wp\/v2\/isir_news_categories?post=12247"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}