{"id":8843,"date":"2023-01-05T14:31:53","date_gmt":"2023-01-05T13:31:53","guid":{"rendered":"https:\/\/www.isir.upmc.fr\/?post_type=isir_news&#038;p=8843"},"modified":"2023-01-05T14:32:56","modified_gmt":"2023-01-05T13:32:56","slug":"a-lisir-le-projet-covr-effleure-le-toucher-du-bout-des-doigts","status":"publish","type":"isir_news","link":"https:\/\/www.isir.upmc.fr\/actualites\/a-lisir-le-projet-covr-effleure-le-toucher-du-bout-des-doigts\/","title":{"rendered":"\u00c0 L&rsquo;ISIR, LE PROJET COVR EFFLEURE LE TOUCHER DU BOUT DES DOIGTS"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>Source : <a href=\"https:\/\/www.sorbonne-universite.fr\/actualites\/lisir-le-projet-covr-effleure-le-toucher-du-bout-des-doigts\" data-type=\"URL\" data-id=\"https:\/\/www.sorbonne-universite.fr\/actualites\/lisir-le-projet-covr-effleure-le-toucher-du-bout-des-doigts\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Sorbonne Universit\u00e9<\/a><\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Lanc\u00e9 en 2017 par l&rsquo;ISIR, le projet CoVR int\u00e8gre le sens du toucher dans la r\u00e9alit\u00e9 virtuelle \u00e0 travers une interface robotis\u00e9e. Un dispositif novateur au carrefour de la robotique et de l\u2019interaction humain-machine et qui permet de proposer une exp\u00e9rience encore plus immersive. &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.isir.upmc.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/Projet-CoVR-\u00a9-ISIR--1024x542.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-8844\" width=\"765\" height=\"404\" srcset=\"https:\/\/www.isir.upmc.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/Projet-CoVR-\u00a9-ISIR--1024x542.jpg 1024w, https:\/\/www.isir.upmc.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/Projet-CoVR-\u00a9-ISIR--300x159.jpg 300w, https:\/\/www.isir.upmc.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/Projet-CoVR-\u00a9-ISIR--768x407.jpg 768w, https:\/\/www.isir.upmc.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/Projet-CoVR-\u00a9-ISIR-.jpg 1500w\" sizes=\"auto, (max-width: 765px) 100vw, 765px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Il \u00e9tait possible de voir et d\u2019entendre. D\u00e9sormais, dans la r\u00e9alit\u00e9 virtuelle (RV), il sera aussi possible de toucher. C\u2019est en tout cas la promesse sur laquelle travaillent plusieurs \u00e9quipes de recherche de l\u2019ISIR.&nbsp;[&#8230;] Au d\u00e9part, une id\u00e9e simple : si, une fois le casque RV ajust\u00e9, la vue et l\u2019ou\u00efe de l\u2019utilisateur sont mobilis\u00e9es, la sensation du toucher reste encore inexplor\u00e9e. \u00ab\u00a0La grosse limite de la r\u00e9alit\u00e9 virtuelle, c\u2019est de pouvoir ressentir les objets qu\u2019on manipule aussi bien qu\u2019on les voit ou qu\u2019on peut les entendre\u00a0\u00bb, constate Gilles Bailly, directeur de recherche CNRS. Ce chercheur a fait de l\u2019interaction humain-machine (IHM), une discipline qui s\u2019int\u00e9resse aux moyens permettant aux humains d\u2019\u00e9changer avec une machine et vice-versa, sa sp\u00e9cialit\u00e9.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Arriv\u00e9 \u00e0 l\u2019ISIR en 2016, Gilles Bailly a contribu\u00e9 avec Sinan Haliyo au d\u00e9veloppement d\u2019un nouveau courant au laboratoire au sein de l\u2019\u00e9quipe&nbsp;<a href=\"https:\/\/www.isir.upmc.fr\/equipes\/interactions\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Interactions Multi-\u00c9chelles<\/a>, centr\u00e9 sur la recherche autour de l\u2019haptique, la discipline qui explore le sens du toucher, et la robotique pour l\u2019IHM. Un domaine qui aiguise l\u2019app\u00e9tit des g\u00e9ants du num\u00e9rique, comme Meta, la maison-m\u00e8re de Facebook, avec pour objectif de rendre les futurs mondes virtuels plus r\u00e9alistes. \u00ab\u00a0Quand on veut toucher un mur dans la RV, la main va traverser. On ne ressent pas le contact entre la main et le mur\u00a0\u00bb, explique Gilles Bailly.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\"><strong>\u00ab\u00a0Un robot au bon endroit et au bon moment\u00a0\u00bb<\/strong><\/h4>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Si de nombreux syst\u00e8mes pour simuler la sensation du toucher sont d\u00e9velopp\u00e9s \u00e0 travers le monde, l\u2019originalit\u00e9 du projet CoVR tient dans son interface robotis\u00e9e, qui anticipe les mouvements de l\u2019utilisateur, et qui ram\u00e8ne des \u00ab\u00a0props\u00a0\u00bb, des objets r\u00e9els et bon march\u00e9 du quotidien \u00e0 son contact.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Concr\u00e8tement, une colonne mont\u00e9e sur un robot se d\u00e9place au milieu d\u2019une ar\u00e8ne et interagit avec l\u2019utilisateur. \u00ab\u00a0Quand l\u2019utilisateur va approcher sa main du mur virtuel, notre colonne robotis\u00e9e va se d\u00e9placer et arriver pile poil au bon endroit, au bon moment. Ainsi, lorsque la main virtuelle touche le mur virtuel, la main r\u00e9elle va toucher la colonne exactement au m\u00eame moment\u00a0\u00bb et donc avoir l\u2019impression de toucher un vrai mur.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le r\u00e9sultat est tout simplement bluffant. Une fois le casque de RV sur la t\u00eate, il devient impossible de deviner les mouvements du robot, ni m\u00eame d\u2019imaginer combien d\u2019objets sont dans la pi\u00e8ce. \u00ab\u00a0L\u2019utilisateur a vraiment l\u2019impression d\u2019interagir avec plusieurs objets\u00a0\u00bb, sourit Gilles Bailly. Muni d\u2019une canne \u00e0 p\u00eache face \u00e0 un requin dans l\u2019eau ou devant un ascenseur qui monte, l\u2019utilisateur va vraiment ressentir la force de l\u2019animal ou devoir physiquement tirer une porte coulissante pour p\u00e9n\u00e9trer dans la cabine.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.isir.upmc.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/16D12AC5-705F-4D37-A8E1-8E282AE94073.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-8846\" width=\"521\" height=\"391\" srcset=\"https:\/\/www.isir.upmc.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/16D12AC5-705F-4D37-A8E1-8E282AE94073.jpeg 1000w, https:\/\/www.isir.upmc.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/16D12AC5-705F-4D37-A8E1-8E282AE94073-300x225.jpeg 300w, https:\/\/www.isir.upmc.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/16D12AC5-705F-4D37-A8E1-8E282AE94073-768x576.jpeg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 521px) 100vw, 521px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\"><strong>\u00ab\u00a0Le sens du toucher est super complexe\u00a0\u00bb<\/strong><\/h4>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">A l\u2019origine de ce projet se trouve une ancienne doctorante du laboratoire, Elodie Bouzbib, qui apr\u00e8s son premier prototype a obtenu le prix de la meilleure th\u00e8se pluridisciplinaire en 2022. Aujourd\u2019hui en post-doctorat au centre Inria de l\u2019universit\u00e9 de Rennes, cette passionn\u00e9e du sens du toucher continue de travailler sur la cr\u00e9ation d\u2019interfaces robotiques pour am\u00e9liorer l\u2019haptique dans la RV. \u00ab\u00a0Je voulais avoir une meilleure compr\u00e9hension du toucher. Ce sens est super complexe, il donne \u00e9norm\u00e9ment d\u2019informations. Mais il n\u2019est pas dominant par rapport \u00e0 la vue. On contr\u00f4le l\u2019environnement par la vision\u00a0\u00bb, note Elodie Bouzbib.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Si pour l\u2019instant, CoVR se destine \u00e0 des salles d\u2019arcade ou \u00e0 des industriels pour l\u2019apprentissage et le transfert de comp\u00e9tences, la technologie mise au point pourrait ouvrir le champ des possibles. Gilles Bailly \u00e9voque la multiplication des robots dans l\u2019ar\u00e8ne pour proposer un aspect collaboratif, ou encore \u00ab\u00a0plein de petits robots, avec des propri\u00e9t\u00e9s diff\u00e9rentes et voir comment ils pourraient coop\u00e9rer ensemble\u00a0\u00bb. &nbsp;Le d\u00e9veloppement de l\u2019haptique pourrait \u00e0 terme permettre certaines prouesses. Elodie Bouzbib s\u2019interroge : \u00ab\u00a0La recherche pourrait-elle r\u00e9ussir \u00e0 simuler le toucher si on a des proth\u00e8ses ?\u00a0\u00bb. Touchons du bois.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Contact r\u00e9f\u00e9rent<\/strong> : <a href=\"https:\/\/www.isir.upmc.fr\/personnel\/gbailly\/\" data-type=\"URL\" data-id=\"https:\/\/www.isir.upmc.fr\/personnel\/gbailly\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Gilles Bailly<\/a>, directeur de recherche CNRS. <\/p>\n","protected":false},"featured_media":8844,"template":"","isir_news_categories":[240],"class_list":["post-8843","isir_news","type-isir_news","status-publish","has-post-thumbnail","hentry","isir_news_categories-recherche"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.isir.upmc.fr\/wp-json\/wp\/v2\/isir_news\/8843","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.isir.upmc.fr\/wp-json\/wp\/v2\/isir_news"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.isir.upmc.fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/isir_news"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.isir.upmc.fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/8844"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.isir.upmc.fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=8843"}],"wp:term":[{"taxonomy":"isir_news_categories","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.isir.upmc.fr\/wp-json\/wp\/v2\/isir_news_categories?post=8843"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}