Actualités – ISIR – Institut des Systèmes Intelligents et de Robotique https://www.isir.upmc.fr Institut des Systèmes Intelligents et de Robotique Thu, 15 Oct 2026 08:58:52 +0000 fr-FR hourly 1 https://www.isir.upmc.fr/wp-content/uploads/2021/04/cropped-favicon-96x96-1-32x32.png Actualités – ISIR – Institut des Systèmes Intelligents et de Robotique https://www.isir.upmc.fr 32 32 Portrait de Fabio Morbidi, Professeur de robotique à l’ISIR en vision événementielle https://www.isir.upmc.fr/actualites/portrait-de-fabio-morbidi-professeur-de-robotique-a-lisir-en-vision-evenementielle/ Thu, 15 Oct 2026 08:48:01 +0000 https://www.isir.upmc.fr/?post_type=isir_news&p=12821

Fabio Morbidi, Professeur des Universités, a récemment rejoint l’ISIR pour poursuivre ses activités de recherche sur la vision événementielle.

On souhaite en savoir un peu plus sur toi, raconte-nous ton parcours.

Fabio Morbidi : « Mon parcours a commencé à Siena (une petite ville de l’Italie centrale, célèbre dans le monde entier pour sa course de chevaux, le Palio) où j’ai grandi et j’ai fait mes études. À l’école, j’ai toujours été passionné par les sciences (ma mère était Professeure de Mathématiques et de Physique au lycée) et, depuis mon plus jeune âge, j’ai toujours rêvé de devenir inventeur. À l’âge de 8 ans, j’ai appris par cœur le point de fusion des métaux dans le tableau périodique des éléments et j’ai créé un petit laboratoire de recherche dans le grenier de la maison de mes parents. Quelques années plus tard, lors de mon inscription à l’Université de Siena (Master en Ingénierie de l’Information), j’ai fort apprécié les cours d’automatique et de robotique dispensés par des enseignants très expérimentés et passionnés. La rencontre avec le Professeur Domenico Prattichizzo, avec son enthousiasme débordant et ses idées toujours originales (et parfois totalement folles !), a été déterminante pour mon futur parcours professionnel et mon choix de faire une thèse en robotique au SIRSLAB (ma première rencontre avec un cher ami, Claudio Pacchierotti, Chargé de Recherche au CRNS à l’IRISA, date de cette époque).
Dans mes travaux de thèse, je me suis intéressé à la coordination de cohortes de robots mobiles à l’aide de caméras (omnidirectionnelles) embarquées. En particulier, j’ai étudié l’observabilité du système multi-agents et j’ai examiné la possibilité de réaliser une formation géométrique désirée, malgré les contraintes cinématiques des robots. Pendant mes années de post-doctorat aux États-Unis, en Autriche et en France (Inria Grenoble Alpes), j’ai continué à travailler dans le domaine des systèmes multi-agents avec une attention particulière au contrôle décentralisé : les échanges avec les Professeurs Francesco Bullo, Kevin M. Lynch et Randy A. Freeman (les chercheurs les plus talentueux avec qui j’ai eu l’honneur de collaborer) ont été très fructueux et ont stimulé mon intérêt pour ce domaine de recherche. Mon parcours de jeune chercheur a été fortement marqué par ces rencontres, qui ont été décisives pour ma future carrière. »

Quel est ton domaine de recherche ?

F.M. : « En septembre 2014, j’ai été recruté comme Maître de Conférences à l’Université de Picardie Jules à Amiens, où j’ai rejoint l’équipe PR (Perception Robotique) du laboratoire MIS. Le responsable de l’équipe (Prof. El Mustapha Mouaddib) – je lui en serai toujours reconnaissant – m’a fait confiance dès le départ et m’a laissé beaucoup de liberté dans le choix de mes thèmes de recherche. J’ai donc pu continuer mes travaux de post-doc sur la coordination de systèmes multi-robots et reprendre les activités de ma thèse autour de la vision pour la robotique. D’abord, l’accent a été mis sur la vision omnidirectionnelle pour la localisation et la navigation de robots autonomes, puis, à partir de 2020, mon intérêt s’est tourné vers la vision événementielle, qui représente aujourd’hui une part significative de mon activité de recherche, avec plusieurs projets ANR financés (CERBERE, DEVIN, EVELOC) et thèses soutenues ces dernières années. Le principe de fonctionnement des caméras événementielles est radicalement différent de celui des caméras traditionnelles basées sur « frames » temporisés et il présente de fortes similarités avec l’œil humain. Cette inspiration qui vient de la nature et le large éventail d’applications possible en robotique et en vision par ordinateur, rendent la vision événementielle un sujet de recherche très riche et passionnant. La communauté française, avec le leader des fabricants de caméras neuromorphiques, Prophesee, est aujourd’hui l’une des plus actives au monde. »

Sur quoi travailles-tu en ce moment ? Parle-nous un peu de la recherche que tu comptes mener à l’ISIR.

F.M. : « Mon thème de recherche principal porte sur la vision événementielle. Dans les années à venir, j’espère pouvoir apporter mon expertise dans ce domaine à l’ISIR et je souhaite explorer de nouvelles applications de la vision événementielle en robotique médicale (dispositifs visuo-tactiles, systèmes d’eye-tracking, estimation ultra-rapide du mouvement du corps humain, etc.), dans les systèmes multi-robots bio-inspirés et dans la robotique de terrain (robots mobiles agiles avec des ressources de calcul et d’énergie limitées). À vrai dire, certains membres du laboratoire ISIR ont déjà utilisé les caméras événementielles pour la micro-robotique dans le passé et ils ont même été des pionniers en ce domaine dans les années 2010 !
Mon objectif principal sera donc de revitaliser et de recentrer les activités de recherche de l’ISIR autour de ces capteurs innovants. Le développement d’architectures neuronales pour l’apprentissage profond, adaptées aux données asynchrones et éparses générées par une caméra événementielle, représente, à mon avis, un autre champ de recherche très prometteur. Des échanges sont actuellement en cours avec les collègues des équipes RPI-Bio et ASIMOV, pour amorcer une discussion et développer ces premières pistes de recherche. »

Qu’est-ce qui te plaît dans ton métier ?

F.M. : « Le métier d’enseignant-chercheur offre beaucoup de liberté, et il est extrêmement varié et gratifiant. J’aime beaucoup le contact avec les étudiants pendant les cours et l’échange intellectuel avec mes doctorants (surtout quand ils viennent aux réunions avec des idées totalement inattendues auxquelles je n’avais pas du tout pensé !). Le métier d’enseignant-chercheur donne aussi la possibilité de voyager à l’étranger pour participer à des conférences scientifiques pendant lesquelles on peut échanger avec des collègues qui travaillent dans le même domaine (pour découvrir, inévitablement, qu’ils ont pris beaucoup d’avance par rapport à votre programme de travail !). Toutefois, ce que j’apprécie le plus, c’est le plaisir de la découverte, le frisson d’être la première personne à avoir découvert une nouvelle formule, un nouvel algorithme ou à avoir proposé une application originale et utile.
D’après mon expérience, pour réussir dans la recherche, trois ingrédients sont essentiels : une connaissance vaste et profonde, une bonne dose d’imagination et beaucoup de patience et de persévérance. À cet égard, je trouve la célèbre maxime d’Ivan Pavlov « If you want a new idea, read an old book » particulièrement saisissante. Enfin, j’estime que la science-fiction (je suis passionné par l’œuvre de Philip K. Dick, Isaac Asimov, Arthur C. Clarke et H.P. Lovecraft) sert d’outil pour nourrir la réflexion et qu’elle est une excellente source d’inspiration pour la recherche en robotique. »


Contact : Fabio Morbidi, Professeur des Universités


Publié le 15/10/2026

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Partez à la découverte de la robotique lors de la Fête de la Science 2026 – ANNULATION https://www.isir.upmc.fr/actualites/partez-a-la-decouverte-de-la-robotique-lors-de-la-fete-de-la-science-2026/ Mon, 28 Sep 2026 13:17:48 +0000 https://www.isir.upmc.fr/?post_type=isir_news&p=12742 En raison de la situation de blocage touchant le campus Pierre et Marie Curie, le Village des sciences prévu sur le campus Pierre et Marie Curie les 9, 10 et 11 octobre est annulé. Notre action « visite de laboratoire » est donc annulée.

À l’occasion de la Fête de la Science 2026 à Sorbonne Université, l’ISIR vous propose de plonger dans l’univers de la robotique, entre démonstrations ludiques et découverte des dernières avancées scientifiques.

Visite de laboratoire : À la découverte de la robotique !

Le samedi 10 octobre 2026, de 13h à 18h, l’ISIR ouvrira ses portes au grand public. Chercheuses et chercheurs présenteront leurs travaux à travers des démonstrations et des expériences interactives.

Les visiteurs pourront explorer les grands thèmes de recherche du laboratoire : l’autonomie des machines, l’interaction entre humains et robots, mais aussi les applications dans la santé, l’industrie du futur ou les services à la personne.

L’événement est ouvert à toutes et tous, en entrée libre et gratuite.

Démonstrations à découvrir (liste prévisionnelle) :

– ChessMate : le robot joueur d’échecs !

– Les essaims de robots : un pour tous, tous pour un !

– Amusons-nous avec une nuée d’avions en papier… virtuels !

– Quand le robot ne sait pas : chercher l’information pour mieux planifier

– Une machine qui apprend : comment est-ce possible ?

– Un cockpit chirurgical pour faciliter les gestes en chirurgie mini-invasive

– InteractOR : interagir avec des images pendant une intervention chirurgicale laparoscopique

– Apprendre un geste technique en s’incarnant à deux dans un même avatar et en liant nos mouvements

– Manipulation robotique guidée par le langage

– Projet EXTENDER : faciliter le quotidien des personnes en situation de handicap

– Projet REINVENT : Réinventer la prothèse de membre supérieur

– Dialoguer et danser avec un robot : exploration des interactions humain-robot

 

Lien vers la page de l’événement sur le site national.

Que vous soyez passionnés de nouvelles technologies ou simple curieux, la Fête de la Science sera l’occasion idéale de découvrir comment la robotique façonne déjà notre quotidien et prépare l’avenir.

Retrouvez la programmation de la Fête de la Science 2026 à Sorbonne Université.


Contact : fetedelascience(at)isir.upmc.fr


Publié le 28/09/2026

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euROBIN : les défis de l’Europe pour construire une robotique souveraine https://www.isir.upmc.fr/actualites/eurobin-les-defis-de-leurope-pour-construire-une-robotique-souveraine/ Thu, 10 Sep 2026 12:54:39 +0000 https://www.isir.upmc.fr/?post_type=isir_news&p=12797 Source de l’article : Sorbonne Université

À Bruxelles, le réseau européen euROBIN a réuni, début septembre au Parlement européen, des spécialistes de la robotique pour sensibiliser les parlementaires aux avancées du secteur et aux enjeux de souveraineté technologique.

Alors que les progrès de l’IA rapprochent les robots d’une véritable capacité d’autonomie et d’adaptation, de nombreux défis restent à relever pour passer de démonstrations prometteuses à des robots capables d’évoluer dans des environnements réels. Stéphane Doncieux, directeur de l’ISIR de Sorbonne Université, revient sur ces enjeux scientifiques, industriels et éthiques, et sur les conditions nécessaires pour que l’Europe transforme son excellence en robotique en véritable force technologique. 

Le réseau euROBIN 

euROBIN est un réseau européen d’excellence, réunissant une trentaine de partenaires autour de la robotique et l’intelligence artificiel financé par Horizon Europe. Son objectif est de fédérer des équipes de recherche, des universités et des entreprises européennes autour de plusieurs thématiques, notamment l’apprentissage, la création de connaissances et l’interaction humain-machine. 

Entretien avec Stéphane Doncieux

Quel était l’objectif des journées organisées par euROBIN au Parlement européen et pourquoi était-il important, pour Sorbonne Université, d’y participer ?

Stéphane Doncieux : Nous sommes à un moment charnière. Les recherches et développements en IA et robotiques sont susceptibles de créer des technologies qui vont profondément changer nos sociétés dans les années à venir. Les sociétés et états qui les contrôleront seront en mesure d’imposer leur vision de l’utilisation de ces technologies dans la société. Il est donc essentiel que l’Europe maîtrise ces technologies et fasse émerger des acteurs de premiers plan si elle veut garder la possibilité de faire des choix et non de subir ce qui lui sera imposé par les acteurs prépondérants. 

A travers cet événement, organisé au Parlement européen, les membres du projet euROBIN ont voulu sensibiliser les parlementaires européens à ce sujet et à la nécessité d’agir rapidement face aux investissements massifs de la Chine et des États-Unis dans la robotique. Il s’agissait également de montrer que l’Europe dispose d’une recherche académique de haut niveau et d’un tissu industriel prêt à prendre ce virage, même si ces avancées sont parfois moins visibles médiatiquement. L’enjeu était donc d’encourager la mise en place, à l’échelle européenne, des conditions nécessaires pour accompagner cette transition en s’appuyant sur les outils et les pratiques propres à l’Europe.

Sorbonne Université est un membre du réseau euROBIN. Nous contribuons à différents sujets, de l’apprentissage en robotique à la robotique sociale et à l’éthique. Il était donc important que nous prenions part à cet événement.

Lors de ces journées, on a vu des robots capables de réaliser des tâches complexes dans des environnements réels. À l’ISIR, vous travaillez sur la capacité des robots à s’adapter à des situations qui n’ont pas été complètement anticipées par leurs concepteurs. Qu’est-ce qui manque encore aujourd’hui pour passer d’un robot qui sait réaliser une démonstration à un robot véritablement autonome ?

S. D. : En robotique, une démonstration peut être très trompeuse. Elle montre ce qu’un robot est capable de faire dans un contexte bien précis, mais elle ne dit rien de ce que le robot sera capable de faire dans un contexte ne serait-ce que légèrement différent. Un exemple simple : si vous souhaitez montrer un robot qui vide un lave-vaisselle, vous pouvez le programmer pour qu’il range les couverts par des gestes préprogrammés, qui s’appuient sur la connaissance de la position exacte de la vaisselle à ranger et de leur emplacement de destination. En voyant ce robot agir, on peut avoir l’impression qu’il sera capable de vider n’importe quel lave-vaisselle, mais en pratique, ce ne sera pas le cas, en tout cas pas sans qu’une équipe d’ingénieur ne le reprogramme. Lorsque l’on voit un humain faire ce genre de tâche, on sait très bien que s’il ou elle sait le faire dans un cas particulier, il ou elle saura le faire dans d’autres situations, c’est ce qui nous pousse à penser qu’il en sera de même pour un robot.

Cette question de la généralisation d’un comportement à des situations imprévues est un des grands défis de la robotique. Il est abordé de différentes manières qui chacune permet de s’adapter à des conditions plus ou moins variées et plus ou moins inconnues, mais pour des robots puissent être vraiment utiles sur des tâches non triviales, il est nécessaire d’aller plus loin et même de donner la capacité aux robots d’acquérir de nouvelles compétences, pas forcément des compétences complexes, même des choses simples comme dévisser le bouchon d’une bouteille, passer un coup d’éponge ou mettre une clé dans la serrure et ouvrir une porte. Ce type de compétence peut s’avérer nécessaire sans qu’il soit possible de l’anticiper.

On parle beaucoup aujourd’hui de l’IA générative et des grands modèles de langage, mais un robot doit aussi comprendre le monde physique, manipuler des objets et tenir compte des conséquences de ses actions. Est-ce que, selon vous, le prochain grand saut de l’IA passera nécessairement par son incarnation dans des robots ?

S. D. : Oui, c’est effectivement une des limites des modèles basés sur le langage uniquement. Même s’ils ont progressé sur ce point, les modèles basés sur le langage peuvent faire des erreurs « physiques » que des humains ne feraient pas. C’est ce qui fait dire à Yann Lecun, l’un des pères de l’IA, que l’apprentissage de modèles du monde est une étape essentielle pour faire avancer les travaux sur l’IA, et ce même s’il n’est pas question de robotique.  

A l’ISIR, nous travaillons sur cette question selon plusieurs approches complémentaires. Tout d’abord en cherchant à doter les robots de compétences sensori-motrices élémentaires comme saisir des objets. C’est une compétence qui semble triviale et dont on dispose depuis notre plus tendre enfance, pourtant cela reste aujourd’hui un défi en robotique. C’est le paradoxe de Moravec, les IA peuvent résoudre des tâches que bien peu d’humains peuvent résoudre (écrire une démonstration mathématique sous la forme d’un poème, gagner au jeu de Go face à des champions de la discipline), pourtant elles ne peuvent pas résoudre des tâches à la portée d’enfants en bas-âge. Donner aux robots la capacité à développer de telles capacités, en utilisant le sens du toucher et en étant capable d’interagir avec des humains sont nos recherches les plus prometteuses sur ce sujet.

A Bruxelles, l’un des messages forts était de transformer l’excellence européenne en leaders industriels de la robotique. À l’ISIR, vous travaillez sur le transfert des méthodes d’apprentissage vers des applications réelles. Pensez-vous que ces travaux pourront à terme être déployés dans l’industrie ou chez les particuliers ?

S. D. : Concevoir des robots qui pourront répondre à des commandes vocales pour accomplir un ensemble de tâches simples devient possible. Dans le projet européen PILLAR-robots, nous avons connecté les méthodes développées sur la saisie d’objets et la manipulation d’objets articulés à des modèles de langue. Le robot peut ainsi modifier son comportement à partir de consignes en langage naturel, sans être reprogrammé. Cela permet aussi d’utiliser les connaissances implicites incluses dans le modèle de langue. Par exemple, un couteau ne sera pas saisi de la même manière selon qu’il doit servir à couper un objet ou être tendu à une personne. Ce sont des connaissances difficiles à encoder explicitement, mais que les modèles de langue intègrent déjà.

Les robots peuvent maintenant se déplacer de plus en plus efficacement et nous approchons donc du moment où ils vont pouvoir agir. Cela va être une percée majeure, qui va ouvrir de nombreuses perspectives dans de multiples domaines, que ce soit dans l’industrie ou chez les particuliers. Le déploiement de tels robots soulève néanmoins de nombreuses questions : comment s’assurer que ces robots seront suffisamment sûrs et que leur comportement ne pourra pas être détourné par des personnes mal intentionnées ? Les questions légales et éthiques sont vertigineuses. Comment s’assurer qu’un robot agit d’une façon qui est acceptable pour nous en évitant les comportements inacceptables. A l’ISIR, nous avons plusieurs projets qui abordent cette question essentielle. C’est le cas du projet Ada-Collab, coordonné par Mehdi Khamassi et qui regroupe 28 partenaires européens. Son objectif est de développer des robots alignés avec les exigences réglementaires et les enjeux éthiques.

Si la régulation en matière d’IA peut parfois complexifier les développements technologiques, elle constitue une force en offrant un cadre destiné à prévenir les dérives. Les conséquences de technologies comme l’IA générative ou la robotique pourraient être considérables. Il est donc préférable d’anticiper leur régulation plutôt que d’attendre que des dommages surviennent pour intervenir.

L’événement euROBIN portait aussi un enjeu de souveraineté technologique. Si vous deviez identifier aujourd’hui une ou deux priorités scientifiques et industrielles sur lesquelles l’Europe doit absolument investir pour ne pas rater la prochaine révolution robotique, lesquelles seraient-elles ?

S. D. : Les robots reposent sur de nombreuses technologies, mais deux dimensions sont aujourd’hui particulièrement déterminantes dans les développements actuels : leur capacité à agir dans le monde physique, grâce à des moteurs et à une source d’énergie embarquée suffisante, et leur intelligence logicielle, qui leur permet d’interpréter leurs perceptions, de décider du comportement à adopter et de le traduire en commandes motrices adaptées. La course n’est pas terminée sur ces dimensions et de nouvelles innovations vont très certainement apparaitre dans ces domaines. Il est important pour l’Europe de contribuer et de développer ses propres composants dans ces domaines pour assurer sa souveraineté. 

La prochaine révolution sera probablement autour des capteurs, notamment tactiles, et de leur exploitation. Les robots actuels en sont très peu dotés, or il a été montré que sans le sens tactile, nous perdons beaucoup de notre dextérité. Investir dans ces différentes technologies permettrait à l’Europe de rester dans la course tout en préservant sa souveraineté. Elle dispose pour cela d’un atout majeur : sa capacité à faire collaborer des chercheurs et chercheuses issus de nombreux pays. C’est un énorme défi. euROBIN a, d’ailleurs, mis en place des « coopétitions », des compétitions coopératives, où le but n’était pas de gagner seul mais de travailler ensemble, d’échanger des briques technologiques pour atteindre un objectif ambitieux. C’est la grande force de l’Europe qui est probablement sous-estimée. Cela contribue à créer un écosystème riche et varié qui peut faire la force de l’Europe dans un contexte où la résilience devient aussi importante.

Crédits photo : © DLR. All rights reserved


Contact scientifique à l’ISIR : Stéphane Doncieux, Professeur des Universités


Publié le 10/09/2026

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Stelarc – Performance nouvelle création « HAHA » – à la Chapelle Saint-Louis de la Salpêtrière https://www.isir.upmc.fr/actualites/stelarc-performance-nouvelle-creation-haha-a-la-chapelle-saint-louis-de-la-salpetriere/ Wed, 02 Sep 2026 09:19:48 +0000 https://www.isir.upmc.fr/?post_type=isir_news&p=12778 Stelarc prolonge son exploration d’architectures anatomiques alternatives avec HAHA – Hypertophic Ambidextrous Hand and Arm – un nouveau bras robotique conçu à l’ISIR de Sorbonne Université. Une chorégraphie interactive entre le corps, la machine, le son, l’image et l’algorithme, ni entièrement improvisée ni totalement automatisée.

Stelarc – Performance nouvelle création « HAHA » 

Dates : Le samedi 19 septembre 2026 à 19h et le dimanche 20 septembre 2026 à 17h
Lieu : Chapelle Saint-Louis de la Salpêtrière, Boulevard de l’Hôpital, Paris

Sur inscription via la billetterie en ligne

Les capacités de mouvement innovantes du robot – hyperextension, ambidextrie, rotations infinies – ouvrent des possibilités de performance inédites. Avec le système de capteurs associé, les flux vidéo provenant de caméras fixes et mobiles sont interactivement sélectionnés, commutés et mixés en direct par l’artiste, générant un contrepoint et une chorégraphie entre la performance physique et les images projetées. Le paysage sonore est généré par les mouvements du robot grâce à un moteur granulaire élaboré à partir de microcapsules audios capturées sur les moteurs et les tendons du mécanisme.

Connecté physiquement au système par un verrou magnétique, l’artiste contrôle l’ensemble de l’installation via un exosquelette et des capteurs de signaux biologiques (ECG, EMG) placés sur son corps. 


Événement en partenariat avec Sorbonne Université ; CNRS ; Hôpital de la Pitié Salpêtrière – AP-HP ; PEPR O2R – Robotique organique

Contact scientifique à l’ISIR : Guillaume Morel, Professeur des Universités


Publié le 02/09/2026

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Quand le cervelet orchestre la précision de chaque pas https://www.isir.upmc.fr/actualites/quand-le-cervelet-orchestre-la-precision-de-chaque-pas/ Thu, 06 Aug 2026 14:04:11 +0000 https://www.isir.upmc.fr/?post_type=isir_news&p=12767 Source de l’article : CNRS Biologie

Marcher sur un terrain irrégulier exige une adaptation permanente des mouvements. Dans une étude publiée dans Nature Communications, des scientifiques montrent que l’activité de certains neurones du cervelet se synchronise avec les transitions entre les phases d’appui et d’avancée des pattes chez la souris lors d’une tâche locomotrice complexe. Ces travaux révèlent un nouveau mécanisme neuronal impliqué dans le contrôle de la précision des mouvements et apportent un éclairage sur les troubles de la coordination motrice.

En savoir plus : Andrianarivelo, A., Stein, H., Gabillet, J. et al. Cerebellar activity is triggered by reach endpoint during learning of a complex locomotor task. 
Nature Communication (2026) https://doi.org/10.1038/s41467-026-74823-1 


Contact Scientifique à l’ISIR : Heike Stein, chargée de recherche CNRS ; stein@isir.upmc.fr


Publié le 06/08/2026

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Vers une nouvelle approche de la robotique d’assistance : le défi de la périmanipulation https://www.isir.upmc.fr/actualites/vers-une-nouvelle-approche-de-la-robotique-dassistance-le-defi-de-la-perimanipulation/ Wed, 29 Jul 2026 13:43:34 +0000 https://www.isir.upmc.fr/?post_type=isir_news&p=12747 Les bras robotiques d’assistance visent à offrir à leur utilisateur ou utilisatrice de nouvelles possibilités motrices. Ces dispositifs, pouvant être installés sur des fauteuils roulants électriques de personnes en situation de handicap, leur permettent de manipuler des objets ou d’interagir avec l’environnement grâce à une commande volontaire. 

Un projet de recherche porté à l’interface de la robotique, des sciences du mouvement humain et de la socio-anthropologie des techniques propose d’approfondir l’étude de ces systèmes en développant le concept de « périmanipulation ».

L’objectif est de mieux comprendre les spécificités des robots qui évoluent dans l’espace proche de leur pilote et de concevoir des modes d’interaction adaptés à cette situation particulière.

De la télémanipulation à la périmanipulation

Les travaux s’inscrivent dans la continuité des recherches menées depuis plusieurs décennies en télémanipulation, où un opérateur contrôle à distance un robot intervenant dans un autre environnement. Ces technologies ont conduit à des applications majeures, notamment dans le domaine médical avec les systèmes de chirurgie robotisée. Le système chirurgical da Vinci, capable de reproduire à distance les gestes d’un chirurgien avec une précision remarquable, illustre parfaitement cette évolution.

La périmanipulation se distingue cependant de la télémanipulation classique par la proximité entre l’usager et le robot. Le dispositif agit dans l’espace immédiat de la personne qui le pilote, avec laquelle il partage le même environnement. Cette configuration modifie les modalités de perception, d’action et de contrôle. Elle soulève également des questions relatives à l’appropriation du dispositif, à son intégration dans les activités quotidiennes et aux relations qui se construisent entre la personne, la technologie et son environnement.

Malgré le développement croissant de ces dispositifs d’assistance, ces enjeux restent encore peu étudiés comme objet de recherche à part entière.

Développer des modes de commande adaptés aux capacités de chacun

Le premier axe de recherche du projet porte sur les interfaces de commande et les couplages sensorimoteurs entre l’usager et le robot.

Les équipes étudieront différentes modalités de contrôle adaptées à la diversité des situations de handicap : joysticks, contacteurs actionnés par une partie du corps, écrans tactiles, dispositifs de retour sensoriel ou encore commande par le regard. Cette dernière représente un enjeu important pour certaines personnes dont les possibilités motrices sont très limitées.

Les travaux s’appuieront sur des résultats déjà obtenus dans le domaine des prothèses robotiques, qui ont montré qu’il est possible d’estimer les objectifs d’un utilisateur-utilisatrice à partir des compensations motrices qu’il met naturellement en œuvre pour atteindre un but. Ces connaissances seront mobilisées afin de développer des systèmes de commande plus intuitifs et personnalisables.

Faciliter la manipulation grâce au partage des commandes

Le deuxième axe du projet concerne la commande partagée entre l’utilisateur-utilisatrice et le robot.

L’idée est d’exploiter les informations fournies par des capteurs et des caméras afin d’aider le robot à interpréter le contexte de la tâche. Si un objet est identifié, le système pourrait par exemple adapter certains mouvements en fonction de ses caractéristiques géométriques. Dans cette logique, l’usager ne commanderait plus uniquement les mouvements du robot, mais interagirait plus directement avec l’objet qu’il cherche à manipuler.

Les équipes travailleront également sur la gestion des interactions physiques avec l’environnement. L’ouverture d’une porte constitue un exemple représentatif : le robot doit alors non seulement exercer une force adaptée, mais aussi tenir compte des contraintes mécaniques imposées par le mouvement de la porte. Ces travaux visent à rendre les manipulations plus fluides et plus sûres dans des situations de la vie quotidienne.

Associer les utilisateurs-utilisatrices dès la conception

Une autre originalité du projet est de placer les usages au cœur de la démarche de recherche. Les personnes en situation de handicap ne seront pas uniquement sollicitées lors des phases d’évaluation, mais participeront à la réflexion sur les besoins, les usages et les évolutions des dispositifs.

Cette démarche s’appuie notamment sur le Paris Cybathlétique Club, inspiré de la compétition internationale Cybathlon, qui réunit des personnes en situation de handicap utilisant des technologies d’assistance. Ce cadre permettra d’expérimenter de nouveaux usages dans des contextes sportifs, ludiques ou artistiques.

Le projet mobilisera également des équipes médicales spécialisées en médecine physique et de réadaptation, des sociologues des usages ainsi que des artistes. Ces collaborations permettront d’étudier à la fois les performances fonctionnelles des dispositifs et leur place dans la vie quotidienne des usagers. 

Des retombées attendues pour l’autonomie et l’inclusion

Les résultats du projet ont vocation à être transférés vers le bras robotique Explorer développé par l’entreprise française Orthopus, partenaire du projet Extender depuis 2 ans, qui a permis de mieux poser les différentes questions de recherche abordés dans le projet « Périmanipulation ». Ils pourront également contribuer à l’élaboration de nouvelles méthodes de conception et de commande pour les dispositifs d’assistance.

Au-delà des avancées scientifiques attendues, les recherches visent à améliorer les conditions d’utilisation des bras robotiques destinés aux personnes en situation de handicap, en tenant compte à la fois des enjeux techniques, des usages réels et des attentes des usagers.

En réunissant roboticiens et roboticiennes, spécialistes du mouvement humain, sociologues, professionnels et professionnelles de santé, et usagers, le projet entend ainsi contribuer au développement de technologies d’assistance mieux adaptées aux besoins des personnes qui les utilisent au quotidien.


Dans le cadre de ce projet consacré à la périmanipulation, Guillaume Morel, professeur des universités, roboticien à l’ISIR et porteur du projet, a été nommé membre de l’Institut Universitaire de France (IUF) à compter du 1er octobre 2026, pour une durée de cinq ans. Lauréat au titre d’une chaire Innovation, cette distinction vient reconnaître l’originalité de ses travaux à l’interface de la robotique, des sciences du mouvement humain et des sciences humaines et sociales. 


Contact scientifique : Guillaume Morel, Professeur des universités


Publié le 29/07/2026

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Retour sur la Journée de l’ISIR 2026 : un temps fort d’échange et de partage https://www.isir.upmc.fr/actualites/retour-sur-la-journee-de-lisir-2026-un-temps-fort-dechange-et-de-partage/ Thu, 09 Jul 2026 13:36:51 +0000 https://www.isir.upmc.fr/?post_type=isir_news&p=12701 Le mercredi 1er juillet 2026, l’ISIR a célébré sa journée annuelle : la « Journée de l’ISIR », un rendez-vous fédérateur qui a rassemblé la communauté du laboratoire autour d’un programme riche en échanges et en moments de convivialité.

La journée a débuté par l’Assemblée Générale du laboratoire, temps fort permettant de revenir sur les réalisations de l’année écoulée et de partager les perspectives et projets à venir. Plusieurs présentations se sont succédé, offrant un panorama des activités de l’ISIR à travers les interventions des équipes de recherche, des services supports, ainsi que des cellules Parité-Égalité et Développement Durable.

Au-delà de ces temps d’information et de réflexion collective, la journée a également été marquée par des moments de partage. Les participant-es ont notamment pu se retrouver autour d’un déjeuner convivial et découvrir l’exposition du concours photo interne de l’ISIR, mettant en lumière nos activités de recherche.

La journée s’est clôturée dans une ambiance chaleureuse lors d’un cocktail accompagné d’une scène ouverte, offrant à chacune et chacun l’occasion de révéler ses talents musicaux et de partager un moment festif avec les membres du laboratoire.

Cette édition 2026 a une nouvelle fois témoigné du dynamisme de la communauté de l’ISIR et de l’importance de ces temps collectifs pour favoriser le dialogue, le partage d’expériences et les liens au sein de la communauté de l’ISIR.


Publié le 09/07/2026

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Retour sur la ROSCon FR 2026 à Sorbonne Université https://www.isir.upmc.fr/actualites/retour-sur-la-roscon-fr-2026-a-sorbonne-universite/ Wed, 08 Jul 2026 12:42:34 +0000 https://www.isir.upmc.fr/?post_type=isir_news&p=12708 Du 22 au 25 juin 2026, l’ISIR a eu le plaisir d’accueillir la ROSCon FR 2026 sur le Campus Pierre et Marie Curie de Sorbonne Université, en partenariat avec l’association ASSOFUSER.

Rendez-vous incontournable de la communauté francophone ROS (Robot Operating System), cette édition a réuni pendant quatre jours des acteurs et actrices académiques et industriels, des ingénieur·es, chercheurs, chercheuses, doctorant·es, étudiant·es et passionné·es de robotique venus échanger autour des dernières avancées de l’écosystème ROS et de ses applications.

Quatre journées dédiées à l’écosystème ROS et à l’innovation

L’événement s’est articulé autour de deux temps forts. Les 22 et 23 juin ont été consacrés à un hackathon et à plusieurs ateliers techniques permettant aux participant·es de découvrir ou d’approfondir leur maîtrise des outils ROS dans un cadre collaboratif et convivial. Ces sessions ont favorisé les échanges de bonnes pratiques et le partage d’expériences entre membres de la communauté.

Les 24 et 25 juin, la conférence scientifique a pris le relais avec un programme riche de présentations consacrées à l’écosystème ROS, à l’intelligence artificielle, aux robots avancés et aux technologies robotiques. Les interventions ont mis en lumière de nombreux projets et retours d’expérience, illustrant le dynamisme et la diversité des usages de ROS dans les domaines de la recherche et de l’industrie.

Favoriser les rencontres et les collaborations

Au-delà des conférences et des ateliers, ROSCon FR 2026 a constitué un véritable lieu de rencontre pour la communauté ROS francophone. Les espaces exposants ont offert aux entreprises partenaires l’opportunité de présenter leurs activités et leurs innovations. Tout au long de l’événement, les participant·es ont également pu échanger avec les différents acteurs et actrices de l’écosystème et partager leurs retours d’expérience, favorisant ainsi le dialogue entre les mondes académique et industriel.

Un événement social organisé chez Enchanted Tools a également réuni les participant·es autour d’un moment convivial.

La conférence s’est conclue par une visite des plateformes de recherche de l’ISIR. Les participant·es ont ainsi pu découvrir plusieurs projets développés au sein du laboratoire, offrant un aperçu des recherches menées en robotique, intelligence artificielle et interaction humain-robot.


L’ISIR remercie chaleureusement l’ensemble des intervenant·es, partenaires, exposant·es, bénévoles et participant·es qui ont contribué au succès de cette édition 2026.

Par la richesse des échanges, la qualité des présentations et la diversité des profils réunis, ROSCon FR 2026 a confirmé son rôle de conférence de référence pour la communauté ROS francophone et son importance dans le développement des collaborations entre recherche académique et innovation industrielle.


Publié le 08/07/2026

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« Sim2Real and Classical Control Workshop »: From Rigorous Theory to Data-Driven Robotics https://www.isir.upmc.fr/actualites/sim2real-and-classical-control-workshop-from-rigorous-theory-to-data-driven-robotics/ Mon, 15 Jun 2026 09:22:04 +0000 https://www.isir.upmc.fr/?post_type=isir_news&p=12633 Join our workshop to explore state-of-the-art and new research methodologies at the edge between control and sim-to-real transfer.

– « Sim2Real and Classical Control Workshop », at IROS 2026, at Pittsburgh
– Date of the workshop: 1 October 2026

About the Workshop

Simulation has long been a valuable tool for robotics, but its role is fundamentally shifting. Simulators are now integrated components of deployment pipelines, not merely prototyping aids. This shift, embodied in sim-to-real transfer, is rapidly redefining how robots are designed and validated at scale. 

Yet the simulation-reality gap remains one of the most unsolved problems in modern robotics. The community is responding by exploiting real-world data to refine simulators through real-to-sim techniques. Together, sim-to-real and real-to-sim form a closed-loop framework that extends the classical foundations of system identification and adaptive control , fields with decades of rigorous theory that both communities have every reason to build upon. Two forms of fragmentation currently limit collective progress. First, model-driven and data-driven researchers often work in isolation. Second, system identification, adaptive control, and sim-to-real are treated as competing paradigms rather than complementary instruments facing the same problem.

In this context, this full-day workshop makes a targeted intervention across IROS’s core tracks, namely control, learning, and perception, with four concrete objectives: first, consolidate fragmented knowledge across communities; second, align research directions between control and learning communities; third, facilitate translation of academic advances into real-world deployment, and fourth, promoting inter-generational exchange between speakers from academia and industry, students, early-career researchers, and engineers. 

Unlike prior events that have addressed sim-to-real at the application layer, this workshop treats it as a foundational methodological problem approached through the lens of control theory, a framing that so far has remained absent from the conference landscape.

Call for Contributions :
– Early Submission: June 20, 2026 (priority consideration)
– Final Submission: August 20, 2026 (last call – all paper types welcome)

We invite researchers and practitioners in mobile robotics, manipulation, sim-to-real transfer to contribute to our workshop by submitting a two-page paper (excluding references) in IROS format as a PDF (Guidelines here).

Topics of interest include, but are not limited to:

– Sim-to-Real and Real-to-Sim Transfer for Whole-Body Control of Mobile Platforms and Manipulators
– Adaptive Control and Online System Identification
– Hybrid Methods: Combining Classical and Adaptive Control with Machine Learning
– World Models and System Identification for Sim-to-Real Gap Reduction
– Data Augmentation, Domain Randomization, and Benchmarking for Sim-to-Real
– Foundation Models and Large-Scale Pretraining for Robotics
– Transfer and Continuous Learning for Interaction Control
– Theoretical Guarantees, Safety, and Robustness in Sim-to-Real
– Iterative Co-Improvement of World Models and Controllers / Policies
– Data-Driven Modeling and Hybrid Control Architectures
– World Models for Synthetic Robot Data Generation

In addition to research papers, we also welcome videos and presentations on relevant topics.

All submissions will undergo a rigorous peer review, with at least two high-quality reviews per paper. Selected papers will be presented as posters at the workshop, and outstanding contributions will be selected for presentations.

To recognize excellence, we are introducing a PAL funded Best Paper Award.


More information about the workshop and its programme: https://sim2realgap.github.io/sim2real-and-control-workshop-iros2026/

Scientific contact at ISIR: Dario Sanalitro, postdoctoral researcher


Published on 15/06/2026

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LEGMIO : la béquille main libre récompensée au Concours Lépine 2026 https://www.isir.upmc.fr/actualites/legmio-la-bequille-main-libre-recompensee-au-concours-lepine-2026/ Fri, 29 May 2026 09:35:04 +0000 https://www.isir.upmc.fr/?post_type=isir_news&p=12616 Parmi les innovations distinguées cette année au Concours Lépine 2026, les béquilles main libre LEGMIO ont particulièrement marqué les visiteurs. Imaginé par Nicolas Perrin-Gilbert, chargé de recherche CNRS à l’ISIR, ce dispositif a obtenu la médaille d’or ainsi que le Prix de l’impact grâce à une idée simple : faciliter les déplacements des personnes utilisant des béquilles tout en leur permettant de conserver une main disponible.

En tant que roboticien, Nicolas Perrin-Gilbert a d’abord développé plusieurs prototypes de béquilles motorisées. Mais au fil des expérimentations, il réalise qu’une solution passive peut suffire à résoudre une grande partie du problème. Après de nombreuses itérations, il conçoit alors LEGMIO, une béquille pensée pour libérer une main tout en conservant stabilité et confort de déplacement.

L’invention a donc été conçue pour répondre à une difficulté bien connue des personnes en rééducation ou en convalescence. Avec des béquilles classiques, les gestes les plus ordinaires deviennent rapidement compliqués : ouvrir une porte, transporter un objet ou encore tenir un téléphone nécessite souvent de s’arrêter ou de perdre l’équilibre. LEGMIO cherche justement à rendre ces situations plus simples et plus sûres.

Une approche centrée sur l’autonomie

Le système repose sur une conception à double appui pensée pour améliorer la stabilité des déplacements. Cette architecture permet à l’utilisateur de gagner en liberté de mouvement et d’effectuer certaines tâches du quotidien sans immobiliser ses deux mains.

Contrairement à de nombreuses innovations technologiques très complexes, LEGMIO mise avant tout sur l’usage pratique. L’objectif n’est pas d’ajouter des fonctionnalités connectées, mais d’apporter une solution concrète à un problème rencontré par de nombreuses personnes qui se déplacent à béquilles de façon temporaire ou permanente.  

Une invention immédiatement compréhensible

L’un des points forts du projet réside dans son évidence. Dès les premières démonstrations, on comprend rapidement l’intérêt du dispositif. Les utilisateurs peuvent se déplacer plus facilement tout en gardant la possibilité de porter un petit sac, utiliser leur téléphone ou manipuler un objet du quotidien.

Dans le domaine des aides à la mobilité, les innovations les plus marquantes sont souvent celles qui répondent à des besoins très concrets sans complexifier l’expérience des utilisateurs.

Cette reconnaissance obtenue au Concours Lépine 2026 pourrait désormais permettre au projet de gagner en visibilité et d’envisager un développement plus large. Derrière cette invention se trouve surtout une ambition humaine : rendre les déplacements plus simples et moins contraignants pour les personnes temporairement ou durablement fragilisées.


En savoir plus sur Legmio, la béquille qui libère les mains.

Contact scientifique : Nicolas Perrin-Gilbert, chargé de recherche CNRS à l’ISIR


Publié le 29/05/2026

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